Les 24 et 25 janvier prochain : TOUS DEHORS pour le comptage national des oiseaux des jardins
Une heure, juste une heure ce week end. Est-ce que vous accepteriez de donner une heure de votre temps pour faire avancer la science ?
L’expérience n’est pas particulièrement difficile en plus : passer une heure immobile, à la fenêtre, sur un balcon, dans un jardin ou au fond d’un square. Une heure à observer rigoureusement toutes les créatures à plume qui passeraient dans votre champs de vision.
Les 24 et 25 janvier 2026, tous les français sont invités à observer et compter les oiseaux de jardin. C’est une action ouverte à toutes et tous portée par la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle, mais aussi relayée par des associations régionales comme Bretagne Vivante.
Pas besoin d’être naturaliste. Pas besoin de jardin non plus. Juste un peu de temps… et d’envie, c’est sûr.
Pourquoi compter des oiseaux « ordinaires » ?
C’est vrai ça.
Pourquoi compter les oiseaux des jardins : on les connaît par coeur déjà n’est-ce pas ?
Ces oiseaux dits « communs » sont, en réalité, de véritables indicateurs de l’état de notre environnement. Ils réagissent vite aux changements : urbanisation, pratiques de jardinage, climat, raréfaction des insectes, météo et climat. De plus : commun ne veut pas dire sans risque pour ses populations. L’érosion de la biodiversité et la chutent immense des effectifs touchent également nos oiseaux les plus communs.
Le moineau domestique par exemple : ultra commun ? C’est vrai. Et pourtant il vit un drame : il a perdu la moitié de sa population européenne en moins de 40 ans, soit un total de 247 millions d'oiseaux.
Les suivre d’année en année permet de comprendre ce qui se joue, parfois bien avant que les signaux ne deviennent visibles ailleurs. Ces oiseaux sont moins rares, et donc plus visibles aux yeux du plus grand nombre. Tout le monde peut être capable de faire une heure d’inventaire auprès de ces oiseaux communs.
D’ailleurs vous allez avoir des surprises ! Vous pensez vraiment connaître tous les oiseaux “communs” ? Attendez de confondre la mésange charbonnière avec la mésange noire ou le troglodyte mignon avec un accenteur mouchet…
Vous voyez, finalement vous ne les connaissez pas par coeur ces oiseaux, censés être parmi les plus communs de notre territoire ?
Non seulement vous allez être utiles, mais en plus vous apprendrez plein de choses.
Marche à suivre pour participer
Le protocole est simple :
choisir un seul lieu (jardin, balcon, parc, depuis la fenêtre…)
observer pendant une heure top chrono
noter chaque espace à plume passant devant vos yeux. Et pour chaque espèce, le nombre maximal d’individus vus en même temps*
transmettre ses observations en ligne
*un point important ici : on ne cumule pas. Si vous voyez successivement 3 mésanges, puis 1, puis 2… vous notez 3, pas 6. Sinon on risque de compter double un même individu et fausser les résultats. En sciences naturelles, on préfère connaître la valeur basse, l’estimation pessimiste, plutôt qu’un faux compte plus positif.
L’idée n’est pas de compter chaque passage, mais d’estimer combien d’oiseaux utilisent réellement l’espace observé.
Quelques conseils : comment participer sans (trop) se tromper ?
Réunissez vous à plusieurs ! Rien de mieux que de retrouver des potes, ou faire ça en famille. Le moment parfait pour partager un bon thé dehors à observer la faune. Vous augmenterez vos chance que quelqu’un s’y connaisse en piaf…
Utilisez les ressources gratuites mises à disposition : il y a plein de fiches en ligne offertes par les associations. Notamment cette page de la LPO, ou ces fiches de Bretagne Vivante.
sortez les guides ornithos de vos grands parents, le moment est venu
observer c’est bien, documenter c’est mieux ! munissez vous de vos jumelles, de vos téléphones, ou mieux de vos téléobjectifs. Quand viendra le moment d’entrer sur internet vos observations, partager une image en plus permet de solidifier l’identification.
Enfin que faire si un doute subsiste sur l’identification ?
Ce n’est pas grave. Des naturalistes s’occupent de vérifier toutes les bases de données acquises. Ils consultent et valident ou non les observations, notamment en regardant toutes les images transmises quand c’est le cas : n’hésitez pas à faire des photos, elles seront vraiment utiles. Et ce n’est pas grave si vous n’êtes pas Vincent Munier, le but n’est pas (aujourd’hui) de faire du grand art.
Et puis vous inquiétez pas… Il ya toujours des observations… “inattendues” faîtes ces jours de comptages grand public, c’est le jeu !
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